Conseils en nutrition et activités physiques
Top Fit – Alsemberg
Sport et immunité
Pratiquer une activité physique régulière réduirait les symptômes de la grippe, diminuerait la charge virale et activerait le système immunitaire. C'est du moins ce qui est démontré chez la souris.
Dans une récente étude parue dans le Journal of Infectious Diseases, les chercheurs de l’université de l’Iowa ont montré que la pratique d’une activité physique pouvait réduire la sévérité de la grippe. Les chercheurs ont réalisé cette étude sur trois groupes de souris qu’ils ont soumises ou non à une activité physique avant de les infecter avec le virus de la grippe. Ils se sont alors aperçus que les souris ayant commencé à pratiquer la course sur tapis roulant plus de trois mois avant l’infection ont développé des symptômes de grippe moins sévères que celles n’ayant pratiqué aucun sport.
Les souris s’étant entrainées juste avant d’être infectées mais pas pendant les mois précédents l’infection se sont également montrées plus résistantes à la grippe. Mais ces bénéfices n’ont été observés que durant quelques jours après l’infection alors que pratiquer une activité physique régulière réduit les symptômes de la grippe sur toute la durée de l’infection.
Contrairement aux souris non sportives, les rongeurs entraînés ont montré des taux moins élevés de diverses substances inflammatoires juste après avoir été infectés par le virus de la grippe. Chez les souris sportives, ces taux sont restés bas tandis que chez les moins actives, ils ont augmenté durant les jours suivant l’infection.
(Marian L. Kohut, Y.L. Sim, S. Yu, K. J. Yoon, C. M. Loiacono. Chronic Exercise Reduces Illness Severity, Decreases Viral Load, and Results in Greater Anti-Inflammatory Effects than Acute Exercise during Influenza Infection Journal of Infectious Diseases 2009 Nov 1;200(9):1434-42)
Pour avoir un meilleur équilibre alimentaire, une alimentation saine est indispensable. Par exemple, une alimentation riche en protéine aide le fonctionnement du muscle, une alimentation réduisant les glucides et les lipides facilite la perte de poids... Conjuguez vitalité et bien-être pour vous sentir mieux dans votre peau !
Régime protéines naturelles
Il s’agit d’une modification du mode alimentaire en accroissant la prise d’aliments riches en protéines et en réduisant les apports lipidiques et glucidiques.
La motivation d’un tel régime réside dans l’objectif de faire puiser l’organisme dans ses réserves adipeuses tout en protégeant le niveau musculaire. Conjointement à cette motivation, il est d’un grand intérêt de combiner cette modification avec un accroissement de l’activité physique touchant les niveaux cardio-vasculaires ET musculaires.
En pratique, il faut consommer en priorité :
- les produits de la mer : morue séchée (contient 75% de protéines) et salée (32,5%), thon, bigorneaux, truite … contenant des graisses oméga 3
- les viandes : escalopes (contient 31% de protéines) de dinde, dindonneau, poulet, steak, rosbif (28%) … De préférence, les viandes maigres (blanches) contenant moins de graisses saturées (oméga 6)
- les végétaux : champignons, épinards …
- les fruits : ananas, fruits rouges, oranges, pêches …
À éviter : les fruits et les légumes trop sucrés (bananes, raisins, carottes …), les oléagineux, les plats préparés industriels, les aliments frits, les viennoiseries …
Précautions :
- commencer ou augmenter votre activité physique, idéalement 30 à 45 minutes quotidiennes, au moins 1 heure trois fois par semaine d’activité cardio-vasculaire modérée (70% de votre fréquence cardiaque maximale)
- augmenter l’apport hydrique par des eaux de source riches en minéraux, de 1,5 à 2,5 litres par jour
- faire suivre le régime protéiné naturel par une phase de stabilisation qui réhabitue progressivement l’organisme aux aliments temporairement interdits
- ne pas prolonger ce type de régime au-delà d’un mois. Par contre, il peut être intéressant, après la phase active du régime (maximum 1 mois), de refaire une à deux fois par an une semaine de régime protéiné naturel avec une semaine de stabilisation.
20 minutes de sport pour 12 heures de bonne humeur
(LaNutrition.fr, le 18/06/2009)
L’état de détente qui suit une séance de sport se prolonge pendant au moins 12 heures selon une nouvelle étude américaine.
Stressé ? Et si vous vous mettiez au sport... Non seulement vous serez plus détendu immédiatement après la séance, mais vous pourriez bien garder le sourire pendant les 12 heures qui suivent. Une équipe de chercheurs américains vient en effet de montrer que les bienfaits sur l’humeur de l’activité physique se prolongent pendant plusieurs heures après l’arrêt de l’effort.
Le docteur Jeremy Sibold et ses collègues de l’université du Vermont ont recruté 48 volontaires qu’ils ont divisés en deux groupes. Les uns ont fait 20 minutes de vélo, pendant que les autres ont eu droit à 20 minutes de détente. Avant la séance et pendant les 24 heures suivantes, les volontaires ont répondu à un test psychologique visant à évaluer leur humeur. Les chercheurs se sont alors aperçus que durant les 12 heures suivant l’expérience, ceux qui avaient fait du sport ont obtenu de meilleurs résultats au test d’humeur.
Explication : ce sont probablement les endorphines, des neurotransmetteurs libérés lors de l’activité physique, qui sont responsables de cet état de bien-être persistant.
« L’exercice est un outil accessible et bon marché pour combattre les états dépressifs », se réjouit Jeremy Sibold qui souligne que quelques minutes par jour suffisent. A bon entendeur…
(Sibold J. Exercise can improve mood for up to 12 hours. Présentation lors du 56e congrès annuel de l’American College of Sports Medicine. États-Unis, 2009.)
Sport : jamais trop tard pour s’y mettre
(LaNutrition.fr, le 09/03/2009)
Reprendre une activité physique après 50 ans serait aussi bénéfique pour la santé que d’arrêter de fumer.
Vous avez passé 50 ans et n’avez jamais fait de sport ? Il n’est pas trop tard pour s’y mettre. Des chercheurs suédois viennent en effet de montrer que les séniors qui démarrent une activité physique à l’âge mûr atteignent une espérance de vie similaire à celle des hommes qui ont fait du sport toute leur vie. A condition de s’y tenir : 10 ans d’activité physique minimum sont nécessaire pour égaliser l’espérance de vie des sportifs.
(Liisa Byberg, Håkan Melhus, Rolf Gedeborg, Johan Sundström, Anders Ahlbom, Björn Zethelius, Lars G Berglund, Alicja Wolk, Karl Michaëlsson, Total mortality after changes in leisure time physical activity in 50 year old men: 35 year follow-up of population based cohort Published 5 March 2009, doi:10.1136/bmj.b688 Cite this as: BMJ 2009;338:b688)


